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01/11/1933

Le thermomètre de l’action

1° Zéro degré : Je ne veux pas… - Voilà le refus catégorique et brutal, jailli d’un cœur qui, souvent, se plie à ses exigences personnelles, mais qui rejette sitôt énoncée toute innovation ayant un but philanthropique ou charitable. C’est dans l’entière acceptation du mot, l’effet de l’égoïsme qui s’apparente souvent à la paresse.

 

2° Dix degrés : Je ne peux pas… -  C’est, pourrait-on dire, la formule précédente présentée d’une façon moins brutale ; c’est le « je ne veux pas » endimanché. Arrière, les hypocrites ! Votre idée fondamentale reste toujours semblable : ne pas accepter.

 

3° Vingt degrés : Je ne sais comment faire… -  Phrase évasive, servant elle aussi, comme les précédentes, à éluder. Éviter d’une manière pitoyable ce que les autres attendent de nous-mêmes en découvrant son cœur endurci et son âme craintive, endormis dans une sorte d’amnésie intellectuelle et morale.

 

4° Trente degrés : Comment faire ?… -  « Le Rubicon est franchi », car interrogation aboutit toujours à un résultat. On accepte la demande, on l’étudie, on l’approfondit et on y réfléchit. Qu’en résultera-t-il ?

 

5° Dix degrés : Si je pouvais… -  Beaucoup de personnes ont l’habitude d’employer cette petite phrase qui fait envisager bien des choses futures. La conjonction « si » est presque inoffensive par elle-même, à moins qu’à peu de distance se trouve le « mais » sinistre qui détruit le peu d’espoir jusqu’alors exprimé. Puisse-t-il à jamais disparaître !

 

6° Cinquante degrés : Je pense que je pourrais…

 

7° Soixante degrés : Je pourrais…

 

8 ° Soixante-dix degrés : Je croix que je peux…

Ce trio de phrase, résultant d’un premier examen sommaire, marque une acceptation et il marque le désir de vouloir arriver à quelque chose d’utile, à moins que… des conditions imprévues n’en viennent barrer la route.

 

9° Quatre-vingts degrés : Je peux… Cri de confiance ! Après avoir examiné minutieusement la question posée, on commence à s’apercevoir que, sans doute, on pourrait arriver à un résultat. Le but est encore éloigné, mais il est perceptible. L’impulsion nécessaire est née. Attention ! Ne remettons jamais au lendemain ce que nous pouvons faire le jour même !

 

10° quatre-vingt-dix degrés : Je veux… -  Cri de volonté ! Bravo ! Voici l’étincelle qui allumera le feu bienveillant et vivifiant de l’action. Parole décisive, empreinte d’un caractère viril et fort. Notre initiative s’enorgueillit d’un bel élan d’amour-propre, en vue d’un beau et bon rôle à jouer.

 

11° Cent degrés : J’agis… -  Cri d’action ! C’est l’heure du 100 %, l’heure où l’on travaille pour quelque chose d’utile, l’heure où l’on se dévoue, l’heure où le « moi égoïste » est enterré, l’heure à laquelle devraient ressembler toutes nos heures, tous nos jours, toutes nos années, toute notre vie.

Quel est votre degré d’ardeur ? Lequel choisissez-vous ?

 

Puissent tous les membres d’Auxilia, dans la conscience de leur discipline morale, être des volontaires ardents pour l’action vraiment fraternelle et l’amour du bien à faire dans le milieu où ils se trouvent.

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